Ecole d'Aïkido - art martial japonais, aikibudoviet
 
Jean-Pierre ROUVIERE – ne jamais baisser les bras

Jean-Pierre ROUVIERE – ne jamais baisser les bras

Jean-Pierre ROUVIERE est le fondateur de l’école aïkivudao. Un art martial qui puise ses origines dans l’aïkido tel qu’il était enseigné dans les années 60, et des arts de pieds poings comme le vietvudao, le karaté, la boxe.


Jean-Pierre a commencé les arts martiaux en 1963 par le karaté à Montpellier. Dès 1964 il assistait à un cours d’aïkido qui changea sa vision du monde et allait le passionner pour toute sa vie.

C’est au travers de ses cours à Montpellier, puis avec les maitres A.Noquet, N.Tamura, N.Nakazono, M.Noro, JD Cauhépé, J.Banhaïm. qu’il a peaufiné sa pratique.

Comme il rappelle souvent, l’aïkido était enseigné autrefois de manière très dure et martiale. La pratique était rigoureuse et intense.


C’est ainsi que dès qu’il a commencé a enseigner en 1976, ce sont ces valeurs qu’il a choisi de transmettre. Titulaire d’un diplôme d’état en aïkido (UNA) il commença ses cours à Marseille à côté du vieux-port.

De son côté, l’aïkido a évolué pour devenir plus souple, moins guerrier, ce qui n’a pas forcément convenu à tous les pratiquants de l’époque. Jean-Pierre a choisi quant à lui de poursuivre son enseignement d’un aïkido axé sur la défense, le côté martial et l’ouverture à d’autres formes de combat. Il fonda sa propre forme à l’aide de sa pratique du karaté, du vietvudao (avec le maitre Nguyen Cong Tot), du sabre avec l’école de Hiroo Mochizuki (avec Georges Ramel enseignant de Yoseikan Budo). Cette école se nomme AÏKIVUDAO.

Malheureusement, en 2013, Jean-Pierre fut frappé durement par un accident vasculaire cérébral (AVC) qui le laissa quasiment paralysé. Le pronostic des médecins était plutôt pessimiste.Au mieux il pourrait se déplacer en fauteuil roulant…

Bon, c’était sans compter avec l’énergie de Jean-Pierre… On passe sur ce moment où le lendemain de son accident, l’infirmière le surprend dans sa chambre à faire des abdos dans son lit, où sa reprise des cours sur les tatamis deux mois plus tard…. Oui, on l’a bien compris, il n’a pas abandonné. Il a continué à se battre, à puiser dans les arts martiaux sa force de caractère et son énergie.

Quelques années plus tard, il a néanmoins choisi de prendre sa retraite bien méritée et confier son école à ses élèves.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Tous les jours il continue sa pratique. Participe à des cours de remise en forme du côté de Montpellier, sa région d’origine, et donne des conseils et des cours à son entourage. Parfois il revient même sur les tatamis pour enseigner ou tout simplement retrouver l’ambiance du dojo. Tous les ans, il participe à l’évènement de fin de saison ponctué par une grande démonstration des clubs et une remise des nouveaux grades à tous les clubs.


Au final, le véritable enseignement de Jean-Pierre Rouvière est de ne jamais baisser les bras. De rester vivant. Un exemple pour tous.

C’est l’essence même des reportages et interviews suivants :