Harrifou

50, né à Tamatave (Madagascar)

Série d’interviews des pratiquants d’aïkivudao. Chacun s’est prêté à un jeu de questions-réponses afin de présenter son parcours dans les arts martiaux et dans l’aïkivudao.

  • quand as tu commences l’aikido/aikivudao ?
    En 2006
  • qu’est ce qui t’as emmené à pratiquer ?
    Après avoir vu un flyer de l’AKA CLUB, par curiosité je me suis rendu sur place pour voir qu’est qu’était cet « aiki budo », différent des autres école d’aïkido.

    (note : le nom que portait le club à l’époque, car ce nom n’avait pas encore été déposé par Alain Floquet, ce qui le rend inutilisable aujourd’hui. L’école de Jean-Pierre Rouvière se nommait « aiki budo » en référence à l’aikibudo de Morihei Ueshiba d’avant guerre et réputé comme un art guerrier. D’où la particule BU qui veut dire « combat »)
  • pourquoi l’aïkido/aikivudao ?
    Parce que je n’ai jamais pratiqué auparavant, cette discipline m’intriguait et je voulais essayer.
  • comment se sont passé tes premiers cours, quel âge avais tu ?
    Le professeur et les cours étaient très convaincants, le style était guerrier et les cours intensifs. C’était exactement ce que j’attendais, j’avais 36 ans à l’époque. Je n’ai jamais arrêté depuis.
  • as-tu déjà pratique d’autres arts martiaux, lesquels et combien de temps ?
    Oui , j’ai déjà pratiqué un autre art martial, le karaté dans le style shotokan pendant 10ans.
  • as-tu déjà pratique d’autre sports, lesquels et combien de temps ?
    Oui , j’ai fait du foot pendant 18ans et du vélo. Maintenant, comme tout bon Marseillais, je pratique la pétanque depuis 40 ans !
  • pourquoi continuer à pratiquer ? Qu’est-ce que ça t’apporte ? Dans la vie en général ?
    Au début c’était pour découvrir cet art martial, sans savoir où ça allait me mener, puis c’est devenue une véritable passion, qui apporte essentiellement la maitrise de soi dans les situations de la vie quotidienne. Et puis cela m’a donné l’occasion formidable de pratiquer un sport avec mes enfants qui sont tous les deux ceinture noire.
  • quels sont les meilleurs moments vécus à l’aikivudao ?
    Pour moi je n’ai pas de meilleur moment particulier mais le fait de retrouver des personnes à chaque cours des personnes qui partagent la même passion que moi, cela reste formidable. Cela donne à ces instants un effet de « meilleur moment particulier ». Après une journée de travail ou lors d’un stage de week-end, cela permet de se sentir bien et heureux.
  • quels furent les moments les plus difficiles ?
    Les moment les plus difficiles pour moi ont été de voir mes anciens copains quitter le club en fin de saisons pour des raisons que j’ignore encore jusqu’à aujourd’hui.
  • comment vois-tu ton évolution dans l’aikivudao (enseigner, progresser, passer des grades, ouvrir une salle, faire des stages en donner, …)
    J’enseigne déjà à l’AKA club. Lors de son départ à la retraite sportive, quelques années après son AVC, notre professeur Jean-Pierre Rouvière m’a confié la gestion de la section. Bien que le club ne compte plus autant de prestige et d’élèves que dans ses meilleures années, je reste à la tête de ce club historique. Malheureusement un jour ou l’autre nous devrons fermer cette salle qui devrait être vendue. Il nous faudra trouver un autre lieu de pratique. Mais je continuerai à enseigner pour partager ce qu’on m’a transmit.

    Note : l’AKA club est le nom de l’association qui gère la section aïkivudao au Sporting Club de la Sécurité Sociale, célèbre club sportif marseillais qui abrite entre autre le professeur et organisateur de combats de boxe Erick Roméas). Dans les années 80-90 ce club prestigieux pesait vraiment un poids dans les arts martiaux marseillais, entre « l’aiki-budo » de Jean-Pierre Rouvière, le full contact d’Erick Roméas, le Vietvudao de François Nguyen Huu duc et Maurice Nguyen Cong Tot, le Judo, le body building, …
  • quels sont les maîtres d’arts martiaux qui t’inspirent le plus ? quels sont les maîtres d’aïkido qui t’inspirent le plus ?
    Bien évidement le grand maitre Morihei UESHIBA sans qui rien n’existerait !
    Je reste aussi passionné par la pratique de Rick Clark.

    Note : Rick CLARK a débuté son étude des arts de combat en 1962 à l’âge de 14 ans et s’est rapidement passionné pour cet univers riche et exotique. Son expérience, qui va du judo aux arts martiaux coréens en passant par le jujitsu et le karaté, sa profonde compréhension de la physiologie humaine et son goût prononcé pour la recherche l’ont amené à réaliser une véritable révolution sur le plan martial dans les pays anglo-saxons. II enseigne aux États-Unis, dans l’Indiana, et dirige régulièrement des stages en Europe portant sur l’enseignement des points vitaux et leur application en combat.
  • comment t’imagines tu dans plusieurs années ? Encore pratiquant ?
    J’espère si la forme me le permet !
  • crois-tu que les arts martiaux donnent un « pouvoir supplémentaire » ?…
    Non je ne pense pas
  • souhaites tu t’investir dans la fédération ou la technique ?
    Pas dans la fédération pour le moment.
    Pour la technique, en tant que 3ème Dang, je co-anime également des stages interclubs où je peux présenter ma pratique et mes méthodes personnelles de travail. Pour ma part je continue à m’entrainer pour acquérir encore plus de compétences techniques. Je participe généralement à tous les stages sur Marseille afin d’insister sur le travail du combat (randori) ou des armes.